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Un projet de gouvernance régionale pour protéger les cétacés

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Basée en Martinique, la Caribbean Cetacean Society pilote le plus vaste programme de conservation des cétacés de la Caraïbe. une initiative ambitieuse pour protéger ces géants marins au-delà des frontières.

Des mammifères marins au cœur du climat et de l’économie bleue

Les cétacés sont bien plus que de majestueux symboles des océans. Véritables ingénieurs du climat, une seule baleine peut ainsi stocker autant de carbone que plusieurs milliers d’arbres. Essentiels à l’équilibre des écosystèmes marins, ils sont aussi un pilier de l’économie bleue, notamment via l’écotourisme.


Toutefois, la pression anthropique dégrade leur environnement année après année, mettant ces espèces en danger. Dans la mer des Caraïbes – zone stratégique où près d’un tiers des espèces
mondiales viennent se reproduire, se nourrir ou se reposer – les menaces s’intensifient : pollution, trafic maritime,
dérèglement climatique, chasse sans réglementations… Le tout dans un contexte régional morcelé.
C’est face à cette complexité que le biologiste marin Caribéen Jeffrey Bernus co-fonde en 2020 la Caribbean
Cetacean Society (CCS). Objectif : aller au-delà des objectifs actuels de conservation et dépasser les frontières administratives pour construire une réponse collective.

« Les baleines ne connaissent pas nos frontières. Nous devons agir ensemble pour préserver ce trésor commun »
Jeffrey Bernus, co-fondateur CCS

Caribbean Cetacean Society, 2025

Une approche à trois volets

En 2025, la CCS continue ces efforts avec “Dolphin Pani Frontiers”, projet phare mené avec le soutien du programme CORÉOM – Coopérations régionales ultramarines- porté par La Guilde avec le soutien de l’Agence française de développement et la Fondation de France, autour de trois volets : recherche scientifique, formation locale, coopération régionale. Les missions scientifiques sont désormais harmonisées à l’échelle régionale, rendant les données comparables entre les îles, pour un meilleur suivi des cétacés et des menaces qui pèsent sur eux.

En parallèle, des formations renforcent les compétences locales, notamment autour des aires marines protégées et de la gouvernance partagée. Les résultats des engagements de la CCS sur plusieurs années sont là : création de nouvelles Aires Marines Protégées, interdictions de chasse à l’orque dans certaines îles, appui aux États pour atteindre l’objectif 30×30 (protéger 30 % des espaces marins d’ici 2030).


Le programme de la CCS est même endossé par l’UNESCO, dans le cadre de la Décennie des sciences océaniques. Une reconnaissance qui souligne le rôle stratégique des territoires ultramarins dans la lutte pour la biodiversité.

« Protéger les cétacés, c’est
nous protéger nous-mêmes. »