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Une école pour les femmes maasai : apprendre le swahili pour sortir du boma

Association Terre O Vent

Contexte

Lors d’un déplacement de l’association Terre O Vent dans la région d’Arusha, des réunions ont été menées avec les femmes des villages d’Engare Sero et Eluwai. Les trois quarts des femmes présentent ne savaient pas parlé le swahili, langue nationale de la Tanzanie, et n’avaient jamais été à l’école. Aucune n’avait terminé l’école primaire, et n’avait une connaissance de l’anglais. Toutes souhaitaient apprendre le swahili et l’anglais pour communiquer avec l’extérieur de leur boma et moins dépendre de leurs maris. Elles souhaitaient ainsi développer de petits emplois (vente de sel du lac Natron, vente de farine de maïs, de bijoux maasai aux touristes…). Les femmes ont également indiqué n’avoir aucune notion d’éducation sexuelle, de contraception et d’information sur les MST.

Objectifs du projet

Permettre aux femmes maasai d’avoir une éducation de base, et lutter contre leur marginalisation et leur dépendance sociale

Apprendre aux femmes maasai à lire et écrire, tenir une comptabilité simplifiée

Proposer aux femmes la pratique de la couture pour coudre notamment des protections hygiéniques lavables afin de lutter contre la précarité intime

Proposer des séances d’éducation à la sexualité, avec une sensibilisation aux maladies sexuellement transmissibles et à la contraception, et aux problématiques des mutilations génitales encore trop fréquentes dans la culture maasai

Activités

Formation des enseignants et élaboration du programme d’enseignement

Equipement des deux écoles en mobilier pour les écoles, achat d’un système photovoltaïque d’éclairage

Trois cours de swahili de trois heures par semaine pendant un an

Trois cours d’anglais par semaine pendant un an

Achat de deux machines à coudre mécaniques nécessaires pour les ateliers de couture

Un cours par semaine de couture pendant plus d’un an

Mise en place d’un système de prise en charge des salaires par les formatrices des associations locales, grâce à un système de microfinancement par les femmes bénéficiaires et un autofinancement par la vente de produits fabriqués lors des cours de couture

Sensibilisation auprès des femmes des deux villages pilotes aux problématiques liées à la sexualité, la contraception, la lutte contre les mutilations génitales

Bénéficiaires directs

30 femmes maasai entre 20 et 50 ans dans chaque village, soit 60 femmes en tout

Réseaux sociaux

A travers son pôle Microprojets, l’association La Guilde, en partenariat avec l’Agence française de développement, soutient la réalisation de microprojets au service du développement durable à l’international.