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Microprojets pour grandes crises

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Paru au printemps 2025, la 4ème édition du journal Engagements revient sur quelques microprojets menés en zone de crise afin de mieux comprendre leur impact dans un contexte sensible.

Ce journal édité trois fois par an par La Guilde, en partenariat avec le journal Embarquements, met à l’honneur des personnalités et des actions menées par La Guilde et ses partenaires autour du développement, du volontariat ainsi que de l’aventure. Au programme, des présentations d’actions, des interviews, de magnifiques reportages et photos, ou encore des points “Culture G”.

Dans cette édition, une double-page est dédiée à des microprojets menés en zone de crise par des associations soutenues par La Guilde, notamment grâce aux programmes menés avec le soutien de l’Agence française de développement.

D’abord, dans un contexte de forte insécurité, au Burkina Faso, l’association Education-Partage-Santé pour l’avenir du Burkina Faso continue son partenariat avec l’Espace Makana où sont menées des activités génératrices de revenus diverses, au profit de personnes déplacées. Ainsi, des formations en couture, en tissage, en élevages, en savonnerie ou encore en fabrication de charbon bio sont proposées aux villageois présents à Ouagadougou.

L’association Avenir des Jeunes Filles de Dapaong témoigne également de projets menés dans le nord du Togo, à destination principalement des femmes, majoritairement analphabètes, dans un contexte de grande aridité des terres et de difficultés pour celles-ci de mettre en place une activité vivrière et rémunératrice. Le maraîchage et la mise en place d’un forage sont ainsi au centre du dernier projet de l’association, multi-lauréate.

Dans d’autres contextes, l’association Gingando pela Paz intervient auprès d’enfants et de jeunes pour les réinsérer grâce à la capoeira sociale. Ce sport est notamment proposé dans plusieurs camps de déplacés de Goma en République démocratique du Congo, à d’anciens enfants soldats afin de les aider à se reconstruire, et abandonner leur identité d’enfant soldat.

Flavio Saudade, le Président de l’association témoigne : “A travers la capoeira sociale, nous l’aidons à retrouver cette empathie. Beaucoup peinent à s’exprimer verbalement, mais la capoeira, par son aspect ludique, leur permet de dialoguer avec le corps. Dans cet espace sécurisant où ils sont respectés et protégés, ils développent un dialogue interne tout en interagissant avec les autres, restaurant ainsi leur connexion sociale”.

D’autres microprojets sont également à l’honneur, donc celui mené à Goma également, par La Guilde en partenariat avec les Ecrans de la Paix et grâce aux capacités opérationnelles du Club RFI Goma, et soutenu par le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères. Des projections, des prises de parole collectives et des sessions individuelles de soutien psychosocial sont organisées pour les populations présentes localement, en particulier les femmes et les enfants dont certains ont été enfants soldats. Le “cinéma-thérapie” a fait ses preuves, et s’est d’ailleurs déployée à l’international puisque d’autres projets utilisant la même méthodologie ont été menés notamment en Syrie.

Egalement, des associations locales afghanes continuent d’éduquer les jeunes filles dans certaines provinces d’Afghanistan, grâce à des professeures bénévoles qui enseignent à des classes de filles dans des centres d’éducation privés ou gérés par des ONG locales et approuvées par les gouverneurs locaux.

Vincent Rattez, délégué général de La Guilde, révèle bien l’impact des microprojets dans un contexte de crise notamment : “C’est de l’aide au développement, quelquefois dans des pays en crise, surtout en guerre, une aide à la résilience“.

Pour en apprendre plus sur les microprojets en zone de crise, cliquez ci-dessous :

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